Message des bahá’ís de France: Charlie Hebdo attentat

Paris, le 10 janvier 2015 – Les bahá’ís de France, profondément touchés par l’attentat survenu à la rédaction de Charlie Hebdo, la fusillade de Montrouge et les prises d’otages, présentent leurs sincères condoléances aux familles éprouvées ainsi qu’à leurs proches et leurs amis.

Depuis ce mercredi 7 janvier 2015, tous les cœurs sont attristés et chaque esprit affligé. Plus de vingt personnes ont été assassinées ou très grièvement blessées : Philippe Braham, Frédéric Boisseau, Franck Brinsolaro, Cabu, de son vrai nom Jean Cabut, Elsa Cayat, Yohan Cohen, Charb, de son vrai nom Stéphane Charbonnier, Yoav Hattab, Honoré, de son vrai nom Michel Honoré, Bernard Maris, Ahmed Merabet, Mustapha Ourrad, Clarissa Jean-Philippe, Michel Renaud, François-Michel Saada, Tignous, de son vrai nom Bernard Verlhac, Georges Wolinski et encore d’autres innocents.

Nous avons tous été affligés par ces événements. Et nous devons chercher, ensemble et individuellement, à combattre les préjugés, à travailler à instaurer un climat de paix et d’amitié, ce que les bahá’ís appellent de tous leurs vœux. Chacun doit pouvoir s’exprimer librement pour prendre part à l’amélioration matérielle et morale de la civilisation. Et pour puiser dans les plus nobles de ses facultés, pouvoir découvrir sa réalité spirituelle sans être asservi à quelque obscurantisme ou fanatisme. La véritable religion n’est-elle pas une source d’attraction, d’harmonie et d’unité parmi tous les peuples ?

En ce moment d’intenses émotions et de partage, et de défense de la liberté d’expression, les bahá’ís de France adressent leurs pensées affectueuses et tout leur soutien aux affligés de cette tragédie. Lors des temps de prière qu’ils tiennent partout en France régulièrement, ils ont une pensée pour ces victimes ainsi que pour le réconfort de leurs proches et également pour la solidarité, la paix et l’unité de l’humanité.

« Quand germe une pensée de guerre opposez-lui une plus forte pensée de paix. Une pensée de haine doit être neutralisée par une plus puissante pensée d’amour ». Écrits bahá’ís